Une facture d'eau pour 2006 beaucoup plus élevée

Publié le par Hervé Léger

RESIDENCE TORCY EVANGILE

Alors que se pose le souci de maintenir le budget de la résidence d'année en année, l'envolée des prix de l'eau pour 2006 a de quoi nous inquiéter.

En effet, la montée des prix de l'eau potable serait de 5 à 6% pour 2006 à Paris. Cette augmentation moins médiatisée que d'autres, est cependant bien réelle.

Si dans Paris, l'augmentation est plus forte qu'en Ile de France ( +5% en ILF et 6,14% pour Paris), le prix du mètre cube est toujours inférieur d'un euro ( 2,50€) à celui pratiqué en Ile de France et reste un des moins chers de France.

Qu'est-ce qui peut expliquer cette augmentation?

On observe une baisse des subventions de l'état et une exigence accrue face au respect des directives françaises, européennes et mondiales. Dans ce nouveau contexte, il est nécessaire de trouver des financements supplémentaires.

Pourtant l'Association UFC Que Choisir vient de révéler un rapport sur les marges des grandes entreprises de distribution de l'eau. Elles sont très importantes et ne profitent pas aux communes.

Selon l'enquête de QUE CHOISIR, "L'eau distribuée par le Syndicat d'Ile de France est facturée 2,5 fois plus chère que ce qu'elle coûte. Le prix facturé est 1,7 fois plus élevé que le prix de revient à Lyon et à Reims, 1,5 fois plus élevé à Strasbourg, Angers et Nantes, 1,4 fois plus élevé à Paris et à Lille.

L'étude menée par l'UFC-Que choisir sur 31 communes de France met en évidence que les prix de l'eau pratiqués dans les grandes agglomérations urbaines sont parfaitement abusifs. Les entreprises ou les régies publiques en charge de cette activité constituent des bénéfices faramineux puisque les taux de marge nette sur chiffre d'affaires oscillent entre 26 et 42 %.

Si l'ensemble des grandes villes étudiées surfacturent l'eau, le Syndicat des eaux d'Ile de France (SEDIF) atteint des sommets inouïs avec une marge nette de 59% (1). L'UFC-Que Choisir a ainsi évalué que le préjudice des 4 millions de consommateurs du SEDIF atteignait 230 millions d'euros sur l'année 2004. Au vu de ces chiffres, il est évident que le SEDIF doit renégocier immédiatement son contrat avec son délégataire."

A Paris, la situation est un peu différente car la mairie a renégocié ses contrats. Les deux  grandes entreprises de distribution d'eau ( Suez et Veolia) ont du revoir leurs marges à la baisse et il est question d'augmenter la cadence des travaux de renouvellement. Mais rien n'a permis de stopper l'augmentation le prix de l'eau.

Cette nouvelle envolée des prix de l'eau rejoint ainsi celle  d'un autre consommable qu'est le gaz  dont le prix est en forte progression ces derniers temps.

Face à ces nouvelles dépenses, il est impératif de repenser notre budget si nous ne voulons pas voir celui-ci exploser dans les années à venir.

Hervé Léger mercredi 1er février 2006

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