Chauffage : les prix du combustible continuent à grimper

Publié le par Hervé Léger

RESIDENCE TORCY EVANGILE

Nous avons opté depuis plusieurs années pour le chauffage de notre résidence par le gaz et non plus par le fioul. Ce passage du fioul au gaz nous a permis d'éviter la flambée des cours du prix du pétrole et notamment du fuel domestique. En effet, entre 2003 et 2006 le prix du fioul domestique a bondi de 51,8%.

Cela n'a pourtant pas empêché l'augmentation de notre budget car le gaz dans le même temps a aussi augmenté mais dans des proportions beaucoup moins importantes.

Grâce à ce choix voté en AG, la résidence a su maintenir un budget équilibré malgré son augmentation car le chauffage représente le deuxième poste de nos dépenses.

En juillet 2007, la libéralisation des cours du gaz va entraîner probablement une nouvelle augmentation de notre budget chauffage.

En 2006, la saison de chauffe a permis de contenir la hausse grâce un hiver très doux mais la hausse des prix du gaz n'a pas permis de dégager des économies.

Il faut donc s'attendre en 2007, à une hausse du budget chauffage. Pour autant, nous espérons faire des économies dans d'autres domaines afin de contenir une nouvelle hausse de notre budget général. Un contrôle toujours plus accru de nos dépenses sera fait par la commission financière pour essayer de dégager des marges de manoeuvres qui seront cependant très faibles.

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dany 05/03/2007 18:06

Pour le prochain contrat, prenez garde de faire préciser que le gestionnaire de votre contrat de chauffage s'engage à vous faire bénéficier des meilleurs prix du combustible. Pour cela, le gestionnaire doit demander des devis à plusieurs fournisseurs de gaz (Gaz de France, Poweo, EDF, Total, etc.). Cofathec est une filiale de GDF, mais ça ne veut pas dire qu'elle favorise GDF pour la fourniture du gaz, faut voir.

hervé 02/03/2007 18:01

Notre résidence dispose d'un contrat de 8 ans avec la COFATHEC. Il arrive à échéance et vient d'être dénoncé. Un appel d'offre est en cours. Durant toute cette période, il apparaissait difficile de négocier de nouveaux prix comme le suggérait le 2ème commentaire. Ce sera chose faite prochainement.

dany 02/03/2007 14:38

Merci pour cette info. L'ouverture du marché pour les particuliers a bien lieu le 1er juillet prochain. L'ouverture du marché pour les professionnels (entreprises, artisans, commerçants, syndic de copropriété) a eu lieu le 1er juillet 2004.

Claude 01/03/2007 10:43

Vous trouverez ci-après un article paru sur le net et faisant un point sur la libéralisation des prix du gaz dont la date limite est bien fixée au 1/7/2007

La France, l'Allemagne et l'Espagne figurent parmi les 16 pays formellement avertis par la Commission, qui leur reproche de traîner des pieds dans le processus de libéralisation des marchés du gaz et de l'électricité. Le système de régulation des prix auquel tient tellement la France est dans la ligne de mire de la Commission. 
 
Contexte:
Des directives européennes visant à libéraliser les marchés européens de l'électricité et du gaz ont été adoptées en 2003 et, en théorie du moins, les consommateurs industriels sont désormais libres de choisir leur fournisseur depuis juillet 2004. La date d'ouverture des marchés intérieurs des Etats membres est fixée au 1er juillet 2007.
En mars 2006, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont adopté une nouvelle "politique énergétique pour l'Europe", la libéralisation des marchés figurant parmi ses objectifs prioritaires (lire EurActiv 24/03/06).
Enjeux:
La Commission européenne perd patience devant la lenteur de la libéralisation des marchés énergétiques. Le 13 décembre, elle a envoyé des "avis motivés" à 16 pays, dont la France et l'Allemagne, dans le cadre de la seconde phase des procédures d'infraction initiées plus tôt dans l'année (lire EurActiv 5/04/06). 
Selon les termes de la Commission, "les prix du gaz et de l'électricité ne reflètent pas les coûts", menant ainsi à "un sous-investissement et de futures difficultés d'approvisionnement," ce qui empêche "une véritable concurrence" et bloque l'arrivée de nouveaux fournisseurs sur le marché.
En référence au black-out électrique du 4 novembre 2006, la Commission a résumé : "Les obstacles à la concurrence... nuisent aux citoyens européens".
Bruxelles s'inquiète notamment des contrôles des prix, ou tarifs réglementés, encore appliqués en France, en Espagne et dans une moindre mesure, en Italie. Elle souligne : "Dans ces Etats membres, les tarifs réglementés sont si bas par rapport à ceux du marché qu'ils empêchent complètement l'ouverture du marché".
"Au final, seuls les prix fixés librement par le marché peuvent garantir le meilleur prix pour les consommateurs et donner le bon signal pour encourager de sérieux investissements, nécessaires pour permettre la sécurité de notre approvisionnement".
D'autres points soulignés par la Commission dans ses procédures d'infraction incluent :

Accès discriminatoire des nouveaux compétiteurs au réseau de distribution, une situation qui continue de favoriser les opérateurs en exercice (Allemagne, Royaume-Uni, Italie...);
Manque d'information sur les obligations de service public que les opérateurs doivent remplir lorsqu'ils sont en contrat avec le gouvernement (France, Allemagne...);
Compétences insuffisantes des régulateurs nationaux pour empêcher les intérêts particuliers de dominer les marchés (Belgique, Suède...)
Séparation  insuffisante entre la distribution et la transmission des activités de fourniture et de production 

Positions:
En France, l'ouverture à la concurrence des marchés de l'énergie devient impopulaire, alors que la campagne pour les présidentielles gagne en intensité.
Le ministre délégué français à l'industrie, François Loos, a défendu les tarifs réglementés français, estimant que la libéralisation des marchés de l'énergie devait se faire de façon maîtrisée dans l'intérêt des consommateurs. Il a écrit




 dans le quotidien Les Echos : "Nous redirons notre attachement aux tarifs réglementés, pour la convaincre de leur pertinence et de leur intérêt pour les consommateurs".
Il précise que le contrôle des prix n'est pas incompatible avec les directives européennes de libéralisation : "Les tarifs (réglementés) ne constituent pas une distorsion, ils ne font que refléter les coûts maîtrisés du parc électrique français, présents et futurs".
Le 30 novembre 2006, le Conseil constitutionnel français a infirmé un article de loi du gouvernement qui aurait maintenu les tarifs réglementés pour l'approvisionnement des ménages en gaz dans certains cas, et ce même après la libéralisation complète des marchés de l'énergie en juillet 2007. 
Les principales associations de consommateurs ont été choquées par cette décision et prévoient que "le pire est encore à venir". L'association de consommateurs UFC-Que-Choisir a déclaré : "Si le scénario anglais se reproduit en France, il faut s'attendre à une flambée des prix intolérable". Elle fait référence à une enquête menée en Angleterre par Energywatch, qui estime que "la facture annuelle des foyers anglais a gonflé ces trois dernières années de 91 % pour le gaz et de 58 % pour l'électricité" en raison de la politique de libéralisation des prix.
Selon UFC-Que-Choisir, les consommateurs doivent pouvoir revenir aux tarifs réglementés en cas de trop forte hausse des prix, une option exclue par le gouvernement français dans son projet de loi sur l'énergie.
Dans le cadre d'un contrat de service public signé avec le gouvernement français, la compagnie d'électricité EDF (Electricité de France) a accepté de garder des tarifs stables jusqu'à fin 2010. EDF est à 87% détenue par l'Etat et représente la plus grande entreprise en Europe par capitalisation de marché.
Selon le président d'EDF, Pierre Gadonneix, le passage à la libéralisation complète doit se faire plus en douceur grâce à une période de transition : "Nous devons rendre les tarifs réglementés compatibles avec l'ouverture des marchés, en affichant que cela n'est qu'une transition".
En juin dernier, le MEDEF (Mouvement des entreprises de France) a critiqué le processus de libéralisation de l'UE, estimant que cela ne ferait qu'entraîner une hausse des prix pour les consommateurs. L'expert en énergie de l'association, Philippe Rosier, a vivement critiqué la vision à "court terme" de la Commission, et ce processus en cours "sans coordination à l'échelle européenne".
Développements récents et prochaines étapes:

 


10 janvier 2007 : la Commission doit présenter un paquet Energie qui comprendra des propositions visant à achever la libéralisation des marchés du gaz et de l'énergie "dans la lettre et dans l'esprit".
1er juillet 2007 : date limite pour l'ouverture des marchés intérieurs à la concurrence

dany 28/02/2007 11:15

L'info concernant une soit-disant hausse du prix du gaz en juillet 20007 en raison de la libéralisation est de la pure désinformation. Au contraire, il est prévu une baisse des prix du gaz en juillet 2007 et ceci n'a rien à voir avec la libéralisation, mais simplement avec la baisse actuelle des prix du pétrole. Les prix du gaz auraient dus baisser déjà en janvier mais le gouvernement a décidé l'an dernier, après plusieurs hausses successives, que les prix ne bougeraient plus avant juillet 2007. Donc on s'est bien fait avoir.
En tout cas, sachez que la libéralisation existe depuis juillet 2004 et que notre résidence aurait pu changer de fournisseur depuis cette date et ainsi faire des économies, certes minimes, mais quand même.