Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

11 articles avec histoire du village la chapelle

Histoire du village de La Chapelle

Publié le par Hervé Léger

LE VILLAGE DE LA CHAPELLE 

 

 

 

Le village de La Chapelle s'est constitué sur un site naturel de cols entre les collines de

 Montmartre (129 m d'altitude) et de Belleville (128 m). Cette modeste agglomération était

située sur l'une des principales routes desservant Paris et conduisant, au nord, vers l'abbaye

royale de Saint-Denis.

 

 

 

 

La Chapelle fut l'autre village par rapport à Montmartre, annexé à Paris en 1860 pour

former le XVIIIème arrondissement. Son existence apparaît au 6ème avec une chapelle

Sainte-Geneviève qui devint paroisse de Saint-Denis au 13ème

 

 

 

Le massacre de La Chapelle Gravure de Berthault d'après F.-L. Prieur

24 janvier 1791

 

 

 

 

 

Pour l’histoire, en 475 Sainte Geneviève fit transporter le cercueil de Saint Denis dans un

oratoire au col de la Chapelle ( emplacement actuel de l’Eglise Saint Denys de la

Chapelle construite au siècle dernier en photo ci-dessous ),

 

Puis le roi Dagobert fit transférer les reliques de Saint-Denis à l’abbaye royale de Saint Denis.

 

 

 

 

 

La Basilique des Rois de Saint-Denis

 

 

 

 

 

 

 

 

 Du 9ème au 15ème, la Foire du Lendit apporta richesse et célébrité au village de La Chapelle.

 

 

 

 

*La Foire du Lendit est un rassemblement commercial et populaire, dont le nom provient du mot latin indictus (lieu fixé de rencontre). C’ était au Moyen Âge la foire la plus importante de la région parisienne. Elle se tenait dans la Plaine. On s'y rendait pour s'y approvisionner mais aussi par curiosité et pour s'amuser.

 

 

 

 

Son ouverture, le 11 juin, jour de la saint Barnabé, était précédée de la translation des reliques des saints de Notre-Dame de Paris à Saint-Denis. La bénédiction de l'évêque de Paris marquait l'ouverture des échanges. La foire durait une quinzaine de jours. On y venait de France mais aussi de l'étranger. On y faisait commerce de toutes sortes de produits artisanaux mais aussi de bestiaux et de chevaux.

 

 

 

 

 La vente de parchemin et de vélin, produits rares importés d'Orient et

dont l'exclusivité était réservée à l'université de Paris, se déroulait selon

un cérémonial solennel. Pour entamer les transactions, le recteur se

rendait à la foire suivi d'un immense cortège d'étudiants qui semaient le

plus grand désordre. Ils finirent par s'y voir interdits. La sécurité étant de

 moins en moins assurée, Henri II, par un arrêt de novembre 1556,

transféra la foire à l'intérieur de la ville dans les halles de l'abbaye. De

nos jours, seul le nom de Lendit se perpétue.

 

 

 

 

 

Le 3 septembre1429, Jeanne d'Arc arrive à La Chapelle.

 

"Après avoir libéré Orléans le 8 mai, puis sacré Charles VII à Reims le 17

juillet, elle veut conquérir Paris pour délivrer la ville occupée par les

Anglais et installer le roi sur le trône.

 

Le 7 septembre, elle fait une veillée d'armes et de prière dans l'Eglise de

La Chapelle pour se préparer à attaquer Paris.

Le lendemain matin, jeudi 8 septembre, Jeanne assiste à la messe et

communie dans la petite église.

 

 L’église Saint-Denis de la Chapelle et son

portail classique ; à droite, la statue de Jeanne d’Arc, commémorant le

court séjour que la sainte y fit en 1429.

 

Partie pour donner l'assaut, elle est blessée; un trait d'arbalète lui déchire

la cuisse. Soignée, elle est ramenée à La Chapelle.

Après avoir passé la nuit à La Chapelle, Jeanne voulut repartir à l'attaque

malgré sa blessure, mais "vinrent le duc de Bar et le comte de Clermont

de par le roi" qui donnèrent l'ordre de se replier à Saint-Denis. Elle suit

Charles VII, avant d'être prise à Compiègne (23 mai 1430) et brûlée sur

le bûcher à Rouen (31 mai 1431)."

 

Extrait du livre de Jacques François : Histoire du Village La Chapelle,

des origines à nos jours.

 

 

Jusqu'à la Révolution, le village faisait partie de la seigneurie de Saint-Denis, elle-même

 propriété de l'abbaye de Saint-Denis. Le village de La Chapelle s'appelait d'ailleurs

La Chapelle-Saint-Denis.

 
En 1788
, la commune de la Chapelle comptait 148 feux, soit de 600 à 800 habitants adonnés principalement au commerce et à l’artisanat, établis le long de la route de Saint-Denis. Cette commune comprit le terroir de la Goutte d’Or, alors exclusivement rural. 

 

 

 

En 1791, eut lieu  le premier acte révolutionnaire, dit "massacre" de La Chapelle. 

 

Entre 1836 et 1856, La Chapelle connaît une expansion exceptionnellement forte puisque

sa population est presque multipliée par sept en vingt ans. C’est vers 1814 que s’est

constitué le hameau de la Goutte d’Or. A l’est de la Goutte d’Or se crée un autre hameau,

dit Saint-Ange, du nom du propriétaire du terrain, situé entre les actuelles rue de la

Charbonnière et de Jessaint et le boulevard de La Chapelle.  

 

 

 

 

La Commune de Paris, gouvernement insurrectionnel français (18 mars - 27 mai 1871)

marqua sévèrement l'arrondissement au cours de la "Semaine sanglante du

 « 21 au 27 mai 1871 ».                                              

  Au début du 19ème siècle, on observe une forte poussée démographique ouvrière.

 

 

 

 

 

  L'urbanisation de La Chapelle, ses voies ferrées et ses entrepôts reste à faire.  

 

 

Le quartier est bouleversé par la révolution industrielle du XIXe siècle

 

 

 

La première moitié du XIXe siècle est une période d'intense mutation économique et

urbaine pour les villages ruraux. A partir de 1820, le paysage du Nord de Paris, et

notamment de la Plaine Saint-Denis, change rapidement sous l'effet de l'industrialisation.

 

Deux facteurs expliquent largement l'évolution du secteur :

 

- à partir de 1841 a été construite l'enceinte fortifiée de Thiers, correspondant à

 l'emplacement des actuels boulevards des Maréchaux. Cette ligne fortifiée place les

communes situées entre elle-même et l'ancien mur des Fermiers Généraux dans l'orbite

directe de Paris, entraînant leur évolution rapide ;

 

- en 1846, l'ouverture de la Gare du Nord et l'installation de nombreux dépôts et ateliers

 qui lui sont liés modifient considérablement le paysage ; les lignes de chemin de fer créent

une véritable césure entre Clignancourt et la Chapelle, à hauteur du Chemin des

Poissonniers.

 

Ci-dessous la Gare du Nord de nos jours 

 

 

 

 

De  son côté, la Commune de Montmartre accueille un flux important d'habitants venus

 travailler dans la capitale mais trop pauvres pour s'y loger. La population est constituée de

 cabaretiers, de meuniers, de carriers, d'employés, d'ouvriers, de petits rentiers et d'artistes.

 

L'urbanisation de Montmartre s'étend progressivement vers le Nord, au delà de la rue

Marcadet.

 

 

 

 

 

 

1843 : la municipalité de La Chapelle décide de faire construire une nouvelle mairie, à

 

l'angle sud de la Grande rue et de la rue Doudeauville. (actuellement angle rue Doudeauville

 

rue Marx Dormoy). Elle ne regarde pas à la dépense et n'hésite pas à s'endetter.

 

Mairie de La Chapelle inaugurée en 1845

 

Le conseil municipal décide en 1844 d'y ajouter une horloge avec un cadran éclairé la nuit.

 

 

 

16 Février 1845 : Inauguration de la mairie de La Chapelle. Le bâtiment comprend la

 

mairie, la Justice de Paix, un commissariat de Police et trois écoles.

 

 

 

L'extension urbaine conduit Napoléon III, sur les conseils du préfet Haussmann, à

envisager le rattachement à Paris des communes situées entre les limites parisiennes et

l'enceinte de Thiers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A compter du 1er janvier 1860, les anciennes communes de banlieue sont annexées à

 

Paris et constituent désormais des arrondissements. Une partie des communes de La

Chapelle et de Montmartre sont réunies au sein du XVIIIe arrondissement, formé de

quatre quartiers administratifs (Grandes Carrières, Clignancourt, Goutte d'Or et La

Chapelle).

 

La partie de la commune de Montmartre située à l'extérieur de l'enceinte de Thiers fut

 rattachée à la commune de Saint-Ouen. La commune de Montmartre disparaît.

 

Le quartier Chapelle est limité au sud par le mur des Fermiers Généraux, qui est aussitôt

détruit. Au nord, le quartier est borné par l'enceinte bastionnée de Thiers. La barrière de

l'octroi est déplacée de l'actuelle place de La Chapelle à la porte de La Chapelle.

 

La Chapelle perd, au profit de Saint-Ouen, Saint-Denis et Aubervilliers, le territoire de

l'ancienne commune situé dans la Plaine, au delà des fortifications. 

 

Le conseil municipal de La Chapelle approuve alors la disparition de la commune, tout en

protestant vivement contre l'amputation de son territoire. Il avait souhaité que la mairie du

18ème soit installée dans la belle mairie de La Chapelle ( voir photo plus haut ), mais il n'est pas

écouté.

 

La première municipalité du 18ème est installée dans l'ancienne mairie de

Montmartre, qui se situait à l'emplacement du square Jehan Rictus.

 

 

 

Enfin, la volonté de recentrer l'arrondissement explique l'implantation de la nouvelle

 mairie, entre 1888 et 1892, en bordure de la nouvelle place Jules Joffrin, inaugurée en

1858, et de l'église Notre Dame de Clignancourt, ouverte en 1863.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE VILLAGE DE MONTMARTRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le village de Montmartre s'est implanté sur une colline naturelle qui présentait une

situation protectrice et dominait une zone basse assez marécageuse car traversée par un

bras de la Seine. Le site aurait été occupé dès l'époque gallo-romaine puisque l'étymologie

 de Montmartre proviendrait soit de « mont de Mercure » soit de « mont de Mars ».

Certains font dériver ce nom de « mont des Martyrs » en raison d'une légende qui veut que,

au IIIe siècle après JC, Saint-Denis et ses compagnons Rustique et Eleuthère aient été

suppliciés sur la butte.

 

Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, Montmartre était un gros bourg entouré de vignes sur ses

versants et de cultures d'arbres fruitiers et de céréales à sa base. Le parcellaire actuel est

largement hérité de cette activité agricole. Les rues de Montmartre étaient des chemins

ruraux qui rejoignaient les champs. De multiples sources jaillissaient des flancs de la colline.

Les versants de la butte étaient creusés de nombreuses carrières destinées à l'exploitation

du gypse, dont on faisait le plâtre largement utilisé pour la construction de Paris.

 

L'histoire de Montmartre se confond jusqu'à la Révolution avec celle d'une très importante

abbaye de religieuses relevant de l'ordre de Saint-Benoît. A la Révolution, l'abbaye fut détruite

et la commune de Montmartre fut créée en 1790.

 

Partager cet article

Repost 0

De nouvelles cartes postales disponibles sur le blog

Publié le par Hervé Léger

Madame Richard vous propose de nouvelles photographies et cartes postales de notre quartier La Chapelle. Vous pouvez retrouver l'ensemble de la collection de madame Richard sur le blog dans la rubrique "ALBUM PHOTO" collection Mme RICHARD.

Partager cet article

Repost 0

De nouvelles cartes postales disponibles sur le blog

Publié le par Hervé Léger

RESIDENCE TORCY EVANGILE

Vous l'avez peut-être constaté depuis quelques jours, nous avons mis en ligne de nouvelles cartes postales et photos du quartier dans la rubrique "Album Photos" intitulé " Collection Madame Richard".

Nous vous invitons à les découvrir comme cette carte du 2, rue de l'Evangile en face de la place Torcy.

Bonne visite sur notre album et encore merci à Michelle Richard pour ce nouvel apport dans le blog.

Hervé Léger vendredi 9 mars 2007

Partager cet article

Repost 0

Plan du quartier La Chapelle

Publié le par Hervé Léger

RESIDENCE TORCY EVANGILE

Ancien village, le quartier La Chapelle s'est transformé au cours des années pour devenir un quartier de Paris. Des noms de rues qui existaient autrefois ont disparu au profit d'autres noms. C'est le cas notamment de la rue de La Chapelle qui changea de nom au fur et à mesure des siècles. Route royale, la rue de La Chapelle changea récemment de nom  pour prendre le nom de Marx Dormoy entre la station de métro La Chapelle et la station de métro Marx Dormoy.

Le plan ci- dessus présente le village de La Chapelle à l'époque où existait le marché aux vaches avant de devenir le marché La Chapelle que nous connaissons tous avec sa rue piétonne, la rue de l'Olive et les rues proches, rue de la Guadeloupe, rue de la Lousiane et rue de la Martinique.

La rue de Torcy quant à elle portait le nom de la rue du Bon Puits et la rue de l'Evangile s'appellait Aubervilliers. Alors que la rue d'Aubervilliers d'aujourd'hui s'appelait Rue du Pré Maudit.

Toujours autour du marché couvert, la rue Riquet portait en son temps le nom de la route de la Tournelle et la rue Pajol, celle des Vertus.

Un peu plus loin, la rue des Rosiers a fait place à la rue des Roses comme nous l'indiquait dernièrement un de nos lecteurs dans un commentaire sur l'historique de la rue des Roses.

Enfin, la rue de La Chapelle s'appelait Route Nationale.

D'autres rues enfin ont conservé leur nom comme la rue du Département ou la rue Doudeauville.

Il reste de ce plan, une annotation intéressante sur les fêtes de La Chapelle. Actuellement, les fêtes de La Chapelle se déroulent en juin, cela depuis trois ans. A l'époque de ce plan, on apprend que des fêtes étaient organisées chaque 1er et 2ème dimanche du mois d'Août. Mais qu'en était-il  de ces fêtes ? Là reste le mystère...

Peut-être avez-vous une idée de ce qu'elles étaient ou connaissez-vous quelqu'un à même de nous éclairer sur ces festivités? En tout état de cause, merci de nous laisser un message ou un commentaire si vous en savez un peu plus.

Hervé Léger mardi 28 février 2006

 

Partager cet article

Repost 0

Un lien intéressant en relation avec notre quartier La Chapelle

Publié le par Hervé Léger

RESIDENCE TORCY EVANGILE

Le saviez-vous?

L'Eglise Saint Bernard à la limite de notre quartier a été construite suite une décision du conseil municipal de La Chapelle en 1854.

L'ancienne Eglise Saint-Denis (où Jeanne d'Arc était venue prier avant de rentrer dans Paris) ne suffisait plus à accueillir les habitants de la commune La Chapelle suite au fort développement du chemin de fer.

C'est à lire sur le site de Pascal Ferlicot : www.lagouttedor.net sur le lien suivant : http://www.lagouttedor.net/pages/rues/eglise_stbernard/index.html

Si vous avez d'autres renseignements sur l'histoire de notre quartier La Chapelle, des photos ou des cartes postales anciennes merci de nous contacter à l'adresse suivante : Torcyevangile@free.fr

Hervé Léger samedi 24 décembre 2005

Partager cet article

Repost 0

Histoire de l'Ecole dans notre quartier La Chapelle

Publié le par Hervé Léger

RESIDENCE TORCY EVANGILE

Il existe de nombreuses écoles publiques et privées dans notre quartier La Chapelle : de l’école maternelle, à l’école élémentaire en passant par le collège et même le lycée.

 

 

Côté école privée, l’histoire de l’école paroissiale de garçons débute en 1860. Ce que l’on peut lire dans un document prêté par l’un de nos lecteurs.

Je vous propose de découvrir quelques extraits de ce texte et des images de l’époque. A vous de restituer ces images dans le contexte actuel et d’apprécier l’évolution du village La Chapelle devenu un quartier de Paris.

De 1860 à 1908 :

« Aucun document ne nous permet d’affirmer que l’école paroissiale de garçons de Saint-Denys de La Chapelle existait avant 1860. Nous savons seulement qu’au mois de décembre cette année là, le curé de la paroisse ouvre au 117, Grand Rue de La Chapelle une école grâce à l’intervention de Monsieur Hébert, conseiller général ».

En 1868, l’acquisition d’un terrain dans la rue neuve de Strasbourg, qui devient plus tard la rue Pajol, permet de construire une école qui reçoit bientôt 380 élèves.

« Le 25 juillet 1879, l’application des nouvelles lois scolaires…valent à la paroisse la confiscation de l’école. »

Le curé de l’école obtient alors de l’administration des Chemins de Fer de l’Est un terrain situé au 1, rue Boucry, qui est occupé par une grande baraque en planches.

Ecole du 1, rue Boucry.

De 1908 à 1936 :

Les lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat font que de 1908 à 1936, « l’école sera tenue par des maîtres laïcs. »

« En 1921, l’Administration des Chemins de Fer de l’Est reprend les terrains qu’elle avait prêtés et l‘école doit être déménagée une nouvelle fois ».

L’Ecole paroissiale des Garçons sera alors hébergée dans un bâtiment construit en 1912 au 50, rue de Torcy.

Ce bâtiment était destiné à recevoir les filles de l’école de la rue Jean Cottin.

Un seul incovénient à cette nouvelle adresse : l’absence de cour de récréation.

En effet, « le bâtiment est flanqué sur sa gauche d’une ferme, une des dernières à demeurer dans Paris : la ferme Sainte-Geneviève. »

En 1925, la ferme sera démolie pour laisser place à une vaste cour.

 

De 1936 à nos jours :

« En 1936, la nécesité d’ouvrir de nouvelles classes entraîne un nouveau déménagement de l’école.  L’école s’abritera dans un pavillon de la rue de La Madone ».

De nos jours, la rue de La Madone acueille au N°5, le Lycée Charles de Foucault.

 

Côté école publique, il nous faut remonter en 1845.

En effet, suite à l’inauguration, le 16 février 1845 par le Préjet de Seine Rambuteau, de la nouvelle mairie de La Chapelle située au 57, rue Marx dormoy, trois salles d’école et une salle d’asile pour enfance sont incorporées à cet édifice public.

La mairie de La Chapelle, ses trois écoles...

 

Après le rattachement de La Chapelle à Paris et son incorporation au XVIII ème arrondissement, l'ancien immeuble municipal fut affecté à partir de 1860, à la justice de paix de cet arrondissement. En 1905, l'institut de mécanothérapie de Paris pris place et finalement le bâtiment fut démoli en 1906.

C'est à cette même adresse que se dresse actuellement le Collège Marx Dormoy.

A côté de ce collège, il existe de nombreuses écoles élementaires plus ou moins récentes comme celle de la rue de Torcy, de la Guadeloupe ou de l’Evangile. Mais, pour l'heure, je dispose de peu d'indications sur ce sujet.

Ecole primaire rue de La Guadeloupe à droite sur la photo.

 

L'école communale se situait rue de Torcy comme l'écrivait Albert Simonin dans son livre : "Confessions d'un enfant de La Chapelle". En voici un extrait : "Elève médiocre de l'école communale de la rue de Torcy, je tenais ferme le milieu du classement, un peu semblable au ludion en suspens dans le liquide de son bocal...".

 

Quant à l'école du 33, rue de l’Evangile, elle a ouvert ses portes en septembre 1989. Elle fut construite sur le terrain des anciens gazomètres de la ville de Paris.

Ecole du 33, rue de l'Evangile

Des photos de cette école sont disponibles sur le lien suivant : http://ec-33-evangile.scola.ac-paris.fr/

 

 

  Enfin pour finir, notons la présence du lycée Edmond Rostand au 15, rue de l'Evangile ( voir photo ci-dessous), d'un nouveau collège,"Daniel Mayer" situé place Hébert ( Il vient d’être inauguré fin 2002 ) et une nouvelle école au 11 rue Pajol.

Le Lycée Professionnel Edmond Rostand 15 rue de l'Evangile

Je tiens à remercier pour la réalisation de cette article Claude pour la diffusion sur ce blog des photos sur l'école paroissiale de garçons et son histoire.

Hervé Léger mardi 15 novembre 2005

Partager cet article

Repost 0

Photos anciennes

Publié le par Hervé Léger

RESIDENCE TORCY EVANGILE

En ce jour de commémoration de la fin de la Première Guerre Mondiale, je vous propose un petit retour en arrière sur le  quartier La Chapelle et en photos avec ces quelques clichés de Claude Beausire.

On y retrouve pêle-mêle, la libération de Paris en 1944 par la 2ème DB du Général Leclerc, les barricades au numéro 12 de la rue de La Chapelle et à l'angle de la rue de Torcy, la 2ème DB rue des Roses en Août 1944 et une photo plus récente d'un feu. La photo a été prise de la rue des Roses et montre la rue des Roses des numéros 2 à 12, de la place Hébert et de la rue de l'Evangile en 1959.

Tous ces photos sont visibles dans la rubrique ALBUM PHOTOS, Cartes postales et photos anciennes

Si comme Claude, vous disposez de photos anciennes, faîtes les nous parvenir par courriel, par courrier où en les déposant à la loge des gardiens. Nous vous restituons vos clichés au plus vite.

Encore à un grand merci à Claude pour ces photos.

Hervé Léger vendredi 11 novembre 2005

Partager cet article

Repost 0

Savez-vous où se trouve le cimetière de La Chapelle?

Publié le par Hervé Léger

RESIDENCE TORCY EVANGILE

Il en faut du courage pour se rendre au cimetière de l'ex-village de La Chapelle. Une fois traversé la porte de La Chapelle tout en évitant le périphérique et l'autoroute du Nord, vous arrivez au bout du XVIIIème près de l'impasse Marteau au niveau du ROSSO CAFE et du SUITEHOTEL. Il est alors nécessaire de continuer sur une vingtaine de mètres en direction de Saint-Denis pour se retrouver devant la porte de l'entrée du cimetière. Est-ce l'entrée d'un domaine abandonné, en pleine zone industrielle? Non. Celle-ci conduit directement au cimetière parisien de la Chapelle. Quoi qu'il en soit, dans un pareil environnement, vous trouverez là un havre de paix d'un peu plus de deux hectares.


L'entrée du cimetière de La  Chapelle


Plantée de vénérables tilleuls, érables, marronniers et sophoras (290 sujets au total), la nécropole est un des rares vestiges de la commune de la Chapelle, intégralement absorbée par la capitale en 1860.

Ouvert en juin 1850, c'est aussi le quatrième cimetière de l'ancien village.

Durant cinq siècles, en effet, du début du XIIIe siècle au début du XVIIIe siècle, le premier cimetière de la Chapelle s'étendait devant l'église Saint- Denis de La Chapelle (26, rue de la Chapelle), celle-là même où Jeanne d'Arc vint se recueillir, en 1429, avant d'échouer, dit-on, devant les murs de la capitale, porte Saint-Honoré, où elle fut légèrement blessée.


En 1704-1705, un deuxième cimetière a succédé au premier, à l'emplacement de l'actuelle place de Torcy.



En 1804, enfin, un troisième enclos, situé à l'intérieur du quadrilatère formé par les rues des Poissonniers, Marcadet, Emestine et d'Oran, prit la relève. Baptisé cimetière Marcadet, il fut fermé et désaffecté en 1878.

Certaines de ses tombes ont été transférées dans le cimetière actuel, telles les chapelles des familles de notables, visibles de part et d'autre de l'avenue principale, la plupart en très mauvais état.

Personalités :

A l'exception des personnalités locales - anciens maires et anciens curés de la Chapelle, aucune célébrité n'est à signaler ici.

Mentionnons cependant, sur la sépulture de la famille Bariot (13e div.), la jeune pleureuse, en bronze, grandeur nature, assise sur un banc de granit et tenant une couronne mortuaire.

Précisons enfin que, malgré son air abandonné, le cimetière de la Chapelle est toujours en activité. Près de 80 inhumations y ont lieu chaque année. La nécropole totalise 3 300 concessions et plus de 16 000 personnes y ont été enterrées à ce jour.

Hervé Léger samedi 3 septembre 2005

 

Partager cet article

Repost 0

Plan Roussel

Publié le par Hervé Léger

RESIDENCE TORCY EVANGILE

Le saviez-vous?

Le plan Roussel est le premier plan précis qui décrit les faubourgs de Paris en 1730. C'est dans ce plan que figure le village de La Chapelle, la croix  et la rue de l'Evangile.

En effet, Roussel (16..../1733) ingénieur du roi Louis XV, dessina sur 9 feuilles Paris, ses faubourgs et ses environs. Il ne reste actuellement que 7 feuilles visibles à la BNF : les feuilles 8 et 9 sont manquantes.

Le plan Roussel détaille  notamment les villages et  les châteaux  autour de Paris. Le titre du plan Roussel résume bien son travail : "Paris, ses fauxbourgs et ses environs où se trouve le détail des villages, châteaux, grands chemins pavez et autres, des hauteurs, bois, vignes, terres et prez, levez géométriquement / par le Sr Roussel ."

La feuille numéro 2 représente le village de Montmartre et celui de La Chapelle.

Si vous souhaitez consulter les autres feuilles du plan Roussel : http://plans.paris.online.fr/gallica/paris-fg.html

Hervé Léger vendredi 19 août 2005

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

Mais qui était Marx Dormoy?

Publié le par Hervé Léger

QUARTIER LA CHAPELLE MARX DORMOY

Le nom de Marx Dormoy n'est apparu que récemment dans notre quartier. C'est pour rendre hommage à cet homme d'état qu'il fut décidé dans le quartier La Chapelle de rebaptiser la station de métro et une partie de la rue de La Chapelle : Marx Dormoy.

Jusqu’en 1946, la station de métro Marx Dormoy sur la ligne 12 s’appelait Torcy. Le marquis Jean-Baptiste Colbert de Torcy (1665-1746), neveu de Colbert, fut secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères. Il fut très actif dans les traités d’Ultrecht (1713) et de Ralstatt (1714).

La rue de La Chapelle dans sa partie comprise entre la Place de La Chapelle et le métro actuel Marx Dormoy ne changea de nom qu'après la seconde guerre mondiale.

La rue de la Chapelle,ex Grand-Rue de la commune de la Chapelle (rattachée en 1860) allait de la Place de La chapelle à la Porte de La Chapelle. Cet axe était situé sur le tracé de l’ancienne voie romaine de Lutèce vers les villes du nord.

Mais qui est donc Marx Dormoy?

Il est né à Montluçon en 1888.

Il est mort le 26 Juillet 1941 à Montélimar victime d'un attentat à la bombe organisé par "La Cagoule".

Maire socialiste de Montluçon, député, puis sénateur, Marx Dormoy (1888-1941) fut ministre de l’Intérieur en 1937 et 1938. Il fut assassiné par des cagoulards.

Quelques dates :

1926 : élu maire de Montluçon ; il lutte contre le chomage et la tuberculose et améliore la vie de sa cité.

1931 : il est élu député de l'Allier

1936-1938 : il devient ministre de l'intérieur dans le gouvernement du Front Populaire. Au côté de Léon Blum il participe aux accords Matignon qui donnent aux travailleurs deux semaines de congés payés.

1938 : il est élu sénateur de l'Allier.

1940 : il refuse les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Il est arrêté et emprisonné. En 1941 il est placé en résidence forcée à Montélimar.

L'histoire de la Cagoule :

Le complot dit de la Cagoule a été l'expression, sous le Front populaire, de l'opposition irréductible au communisme de l'extrême droite activiste. Il y a eu, en fait, plusieurs complots de la Cagoule, cette dénomination ayant été forgée par la grande presse de l'époque, avide de pittoresque plus que de vérité historique, pour désigner les groupes clandestins créés après la dissolution des ligues et leurs menées factieuses contre le gouvernement Blum, accusé de faire le lit de la révolution soviétique. La première société cagoularde fut l'Union des comités d'action défensive (U.C.A.D.), crée par le général Duseigneur, as de l'aviation en 1914-1918, et son ami, le duc Pozzo di Borgo. Prenant pour prétexte la défense des institutions républicaines, ils organisèrent des tournées en province, donnant comme consignes à leurs partisans inquiets du « danger marxiste » : « créez des comités de quartiers, stockez les armes » ; ils provoqueront ainsi l'intervention de la police. En relation étroite avec l'U.C.A.D., on trouve la plus sérieuse des organisations cagoulardes, le Comité secret d'action révolutionnaire (C.S.A.R.), dont le noyau dur était formé d'anciens Camelots du roi lassés par l'attentisme de Maurras. Trois personnalités y dominent : Jean Filliol, bagarreur redoutable et fanatique qui ira jusqu'au meurtre ; le docteur Martin, éternel comploteur ; Eugène Deloncle enfin, polytechnicien à la vocation de condottiere, maître conspirateur, féru d'histoire des sociétés secrètes et désotérisme. Le but du C.S.A.R. : renverser la « Gueuse » par « l'action souterraine et une franc-maçonnerie retournée au bénéfice de la nation ». Le moyen : une nébuleuse de sociétés secrètes, séparées les unes des autres et s'ignorant mutuellement. La méthode de recrutement : le parrainage doublé d'un serment prononcé au cours d'un rite symbolique d'initiation. En échange de son dévouement et de sa discrétion, le militant reçoit une garantie de protection.

Pour les traîtres, une seule sanction : la mort. Létat-major de la Cagoule est organisé en « bureaux », sur le modèle militaire : le premier revient à Deloncle et à son homme de confiance, Jacques Corrèze. Le docteur Martin est responsable du deuxième, des renseignements et des « groupes Z ». Georges Cachier, administrateur de sociétés, et Jean Moreau de La Meuse sont respectivement à la tête des troisième et quatrième bureaux (opérations, recrutement et matériel). Leurs seconds les plus efficaces sont François Méténier, commis voyageur du complot, et Joseph Darnand. Deloncle a assimilé les techniques modernes du coup d'État et prépare l'insurrection avec minutie : groupes de combat clandestins équipés d'armes automatiques, conseils tactiques d'officiers sympathisants affiliés aux « réseaux Corvignolles » animés au sein de l'armée par le commandant Loustanau-Lacau. L'armée joue un rôle essentiel dans le plan díaction du C.S.A.R., dont les groupes de combat disposent de stocks importants d'armes volées dans les magasins de l'armée, dans les usines, ou achetées à l'étranger. Deloncle mise sur une réaction communiste assez dure pour obliger líarmée à intervenir et à prendre le pouvoir avec les nationalistes. Pétain, pressenti, refusa catégoriquement son concours. En 1937, Franchet d'Esperey est choisi. Malgré les précautions prises et les exemples faits, la police pénétra les réseaux des cagoulards. Ses informateurs mis en place, elle attendit, en étoffant ses dossiers, le moment que le gouvernement jugerait favorable pour intervenir. Le 11 mars 1937, deux bombes détruisent líimmeuble du patronat français et celui de l'Union patronale interprofessionnelle à Paris. On soupçonne les anarchistes italiens émigrés, mais l'arrestation de trafiquants d'armes oriente l'enquête vers la Cagoule.

Le 18 novembre, Marx Dormoy, ministre de l'Intérieur, dénonce le vaste complot contre la République. Une vague d'arrestations, opérées dans la France entière, permet décrouer cinquante-sept comploteurs et de mettre au jour les stocks díarmes. Filliol, Martin et Corrèze échappent à ce coup de filet. Des aveux précis établissent la responsabilité directe de la Cagoule dans les attentats de septembre et le meurtre des frères Rosselli en juin 1937. La guerre et líoccupation mirent fin aux enquêtes et aux poursuites judiciaires. Les cagoulards, très divisés, firent des choix souvent opposés : Deloncle, Corrèze et Schueller fondèrent un mouvement fasciste, le Mouvement social révolutionnaire (M.S.R.), qui devait fusionner avec le Rassemblement national populaire (R.N.P.) de Marcel Déat. Dewavrin (colonel Passy) et Corvisart rejoignirent de Gaulle à Londres ; Loustanau-Lacau, le docteur Martin, Pozzo di Borgo et Madeleine Fourcade participèrent activement à la résistance intérieure. Jeantet et Méténier servirent le régime de Vichy comme membres du cabinet du maréchal Pétain.
Le procès de la Cagoule eut lieu à la Libération. Il fit bien paraître le caractère redoutable du complot de 1937 ; cette machine de guerre contre le régime parlementaire ne manque ni de chefs de valeur, ni d'exécutants déterminés. Peu d'organisations d'extrême droite disposèrent d'une mécanique insurrectionnelle aussi élaborée. Elle inaugura un terrorisme contre-révolutionnaire dont la flambée O.A.S. devait constituer un autre exemple dans l'histoire contemporaine de la France.

Hervé Léger mercredi 1er juin 2005

Partager cet article

Repost 0

1 2 > >>